Oh nothin’ sweeter than summertime, and American Honey

American Honey est une expression qui signifie un(e) américain(e) pur sucre. Comprenez un individu 100 % américain ayant passé l’ensemble de sa vie dans une ville américaine. American Honey, c’est aussi une chanson, et maintenant c’est également un film.

De quoi ça parle ?

Durant 2h43, on suit Star une jeune fille de 18 ans. Enfermée dans un quotidien de misère où elle doit s’occuper des enfants d’un homme qu’elle a autrefois aimé, elle prend la décision de changer de vie lorsqu’elle croise le chemin de Jake. Ainsi, la jeune femme part avec une bande de jeune sur les routes des États-Unis. C’est donc dans une fuite constante de leurs conditions précaires qu’ils passent de ville en vile pour vendre des magazines.

La réalisatrice Andrea Arnold, nous montre un film où la caméra tremble, bouge et devient flou. Un peu comme pour insister sur le ressenti de ces jeunes gens qui sans réelles attaches refusent de prendre pied dans la réalité. Il faut avouer qu’on les comprends. Car ces jeunes font partis de ceux qui essayent de survivre à une misère quotidienne. Ainsi, on a l’impression que Star prends une suite de mauvaise décision sans que cela viennent nuire au capitale sympathie de la jeune femme.

C’est avec une envie liberté qu’ils prennent la route, sous les ordres de Krystal jouée par Riley Keough ( Mad Max : Fury Road, The Girlfriend Experience et prochainement It Comes At Night). Le duo Star et Jack est incarné par la débutante Sasha Lane et Shia Labeouf (Fury, Charlie Countryman, Nymphomaniac…). Il peut nous être antipathique après ces multiples frasques, on ne peut pas nier son talent d’acteur. Si bien que tout au long du film, ce duo fait office d’espoir.

Au final…

American Honey est un film un peu contemplatif imprégné d’une certaine langueur. C’est un road movie sans réel but, où tout se fait au jour le jour. En faisant preuve d’un certain réalisme, American Honey montre ce désir d’une vie plus extravagante, plus grande qui est continuellement mis à mal par une dure réalité. En plus de cela, c’est sans apporter de jugement qu’Andrea Arnold montre du bout du doigt une Amérique partagée entre ceux qui réussissent et ceux qui tentent de survivre. Au même titre de cette vague révélation, on peut accuser le film d’être au final assez mou. Toutefois, cela mets en avant l’image d’une société triste où les individus en perdition arrivent rarement à réaliser leurs rêves.