Dogs : Laisse la campagne roumaine tranquille.

155201

Dogs est le premier long-métrage du réalisateur Bogdan Mirica. Sorti ce 28 septembre, ce thriller roumain a eu un bon accueil auprès des critiques. Je ne saurais faire autrement que vous conseiller d’aller le voir au cinéma. Avec son rythme lent qui tire sure la contemplation, il est très facile d’être déranger pendant le film et ça, ce n’est pas bien.

De quoi ça parle ?

Roman reçoit le terrain de feu son grand-père en héritage et décide de se rendre sur les lieux pendant le temps de la vente. Si son aïeul avait autant de terres c’est bien pour une raison et la vente de la propriété est loin de mettre tout le monde d’accord.

On est au fin fond de la Roumanie en plein milieu rural. Si on peut se dire qu’un tel éloignement est pour réduire les coups de productions, il reste très bien amené et bien utilisé dans l’histoire. Ainsi, l’opposition entre citadins et ruraux se fait à plusieurs reprises. Avec d’un côté les distingués de la ville et de l’autre les fermiers des petits villages. L’isolement de la campagne traduit l’abandon du gouvernement pour ces lieux. Dans Dogs on voit que c’est loin d’être une bonne chose. Les habitants du village sont donc habitués à régler leurs petites affaires entre eux. Hors de question de venir changer ça.

D’ailleurs, la force policière du film est mourante et les agents de police sont de plus en plus démunis. On ne peut pas en dire autant de la chienne, Police élevée par le grand-père et ses hommes. Ici, police le plus puissante est donc celle des hommes et non pas celle de l’État.

L’absence de bande son ne dessert pas le film, bien au contraire. Du coup, il apparaît comme dépouillé de fioriture et on ce recentre sur les interactions entre les protagonistes. Comparé à d’autres film dans Dogs, on parle peu. Mais on réfléchi beaucoup aux alternatives et on a l’impression que faute de mieux, une petite explosion de violence est le meilleur moyen pour régler ses différents. a pudeur de Bogdan Mirica modère le caractère impressionnant des scènes de violences qui relèvent au final, de la surprise.

Au final…

La réalisation de ce film tout en finesse et cela nous séduit. À l’image de la confrontation entre Roman, joué par Dragos Bucur et Samir interprété par Vlad Ivanov tout est en sous-entendu et hors caméra.

Pour conclure, Dogs est une réussite qui nous donne envie d’explorer le cinéma roumain.