So you the hell are you to tell me what to do ?

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Après Once (2006) et New-York Melody (2014) John Carney continue d’incorporer la musique dans ses films avec Sing Street. Ce long métrage d’1h46 est dans la continuité de son précédant film. Léger et touchant, il nous montre l’importance qu’a la musique dans nos vies.

De quoi ça parle ?

L’histoire prend place dans le Dublin des années 80. Le jeune Conor doit composer avec une économie qui s’effondre et des parents qui s’entendent de moins en moins. Transféré dans une nouvelle école, l’adolescent rencontre Raphina et doit rapidement monter un groupe pour ne pas perdre la face devant la belle.

Le film se concentre sur la vie de Conor. C’est par le biais de la musique et donc de l’évolution de son groupe que nous assistons à la transformation du jeune homme. Sing Street est un film léger où l’on retrouve la fougue qui nous anime lorsqu’on a une quinzaine d’années. On remarque alors que les années 80 et l’adolescence ont en commun cette candeur qui résiste malgré les déconvenues.

À l’image de la musique de groupe qui ne cesse de s’améliorer, Conor s’affirme et évolue. Ainsi, le changement qui s’opère au fil de ces découvertes musicales est autant physique que mental. C’est guidé par son grand frère Brendan et aidé par son ami Eamon que l’adolescent réussi à mettre des mots sur ses émotions.

Le duo Conor / Eamon joué par Ferdia Walsh-Peelo et Marc McKenna transcrit une amitié que l’on imagine bien entre deux jeunes garçons. En effet, c’est en composant des chansons que les deux ados se rapprochent. C’est donc sous des airs nonchalants que l’on devine une bonne entente entre eux.

Sing Street donne l’occasion à de jeunes acteurs irlandais de débuter. Parmi cette vague de jeune premier, on peut décerner une mention spéciale à Ian Kenny qui incarne la brute de l’école. Car ce n’est pas si simple de jouer les tyrans à l’écran. Par ailleurs, il faut avouer que son jeu rappelle celui de Jack O’Connell pour le rôle de Cook dans Skins.

Au final…

Ce long métrage vient s’ajouter à ma petite liste de feel good movies, sur laquelle figure déjà New-York Melody. Entre la ténacité des adolescents et la musique des années 80, Sing Street fait preuve d’une énergie débordante. On réécoute avec plaisir les balades naïves et dansante de ces jeunes irlandais. De plus, on prends toujours plaisir de voir Aidan Gillen (Games Of Thrones, Le Labyrinthe,…) apparaître dans des petits rôles.

Petit bonus, je profite de ce film pour vous conseiller le livre autobiographique Tomber Les Filles Avec Duran Duran du critique Rob Sheffield. Tout simplement parce qu’on y retrouve les années 80, l’Irlande et presque la même playlist.